L'histoire du AIRSOFT

Publié le par L'Implacable

        1. Interdiction des armes à feu au Japon

    Après la fin de la Seconde Guerre mondiale (le 2 septembre 1945), le Japon avec sa nouvelle constitution règlemente la possession des armes à feu pour la population civile. La règlementation est tellement stricte qu'il est pour ainsi dire impossible d'avoir une arme a feu chez soi et encore moins une arme de guerre dans un but de collection, y compris les armes neutralisées, qui sont au demeurant les plus chères au monde , la neutralisation coutant souvent 5 fois le prix de l'arme en elle-même,

    Or il y a une forte demande de la part des collectionneurs de posséder des armes fussent-elles en plastique par manque de moyen ou par manque d'armes neutralisés.

    A la fin des années 60 apparaissent les répliques d'armes coulées en plastique totalement inertes, spécialement pour la collection. Parfois ces répliques étaient faites en résine et métal avec des partie fonctionnelles comme les vraies. Mais pour respecter la législation, ces répliques d'armes étaient conçues et modifiées afin qu'il soit impossible de tirer à balles réelles.


       
2. Les premières répliques fonctionnelles

    Vers le milieu des années 70 et en respectant les lois japonaises, imposant l'impossibilité de transformation d'un objet en arme a feu, des techniciens et ingénieurs débutent la transformation, voire la fabrication, de ces répliques d'armes inertes en répliques d'armes pouvant tirer des projectiles, non dangereux, le tout utilisant de l'air comprimé. Le choix se porte alors immédiatement sur les billes de 6 millimètres.

    A cause de la loi japonaise ces "lanceurs" ne peuvent pas développer plus de 2 joules en sortie de canon.

    Au vu de l'engouement de certains pour beaucoup de ces "lanceurs répliques d'armes", qui ont les mêmes fonctionnalités que les vrais armes, des jeux opposants 2 équipes voient le jour sous le nom de Survival Game ou Wargame.

    Les répliques prennent alors le nom d'airsoft guns.

    Des ingénieurs fort connus encore aujourd'hui sont issus de cette époque, tel Tanio Kobayashi.

       
        3. Les problèmes des répliques à gaz


    Le problème avec les lanceurs d'époque était l'encombrement des bouteilles à air comprimé utilisées afin de faire tirer les répliques. Parfois des bonbonnes internes sont réalisées dans les répliques voir les chargeurs, améliorant le réalisme. Mais l'utilisation de l'air à haute pression demande beaucoup de sérieux et réserve alors ces répliques à un petit groupe de passionnés.

    L'autre problème de ces répliques étant la portée utile très faible (20 a 30 mètres à 2 joules) obligeant les utilisateurs à augmenter les puissances au-delà des 2 joules règlementaires. À la fin des années 80 toutes les répliques airsoft fonctionnent au gaz basse pression (10 bars) ou à l'air comprimé.

        4. L'arrivée des répliques électriques

  
Tokyo Marui société Japonaise alors spécialisé dans le modélisme bas de gamme, tente sa chance sur le secteur de l'airsoft en produisant alors des répliques d'armes utilisant la technologie des voitures électriques télécommandées. L'air comprimé est fourni alors par un piston poussé par un ressort qui est armé grâce à une boite de vitesse qui tire l'énergie mécanique d'une moteur électrique ce dernier est alimenté par un accumulateur. La facilité d'utilisation et d'entretien est telle que c'est le principal déclencheur du succès de l'activité.

    Tokyo Marui qui a commencé avec ent à Tokyo Marui.

    Cette activité souffre d'une réputation de simulacre d'activité paramilitaire, qui est malheureusement parfois justifiée au vu du comportement de certains joueurs. Il faut cependant prendre garde à toute généralisation. Il est en effet possible de jouer de manière beaucoup plus saine et le jeu se révèle alors extraordinairement tactique et un excellent sport d'équipe très riche en interactions. Il présente par ailleurs l'avantage d'être très complet en demandant un large panel de compétences.

    Les équipes françaises tendent aujourd’hui vers une reconnaissance plus officielle en créant des associations loi 1901 souscrivant à des assurances. Internet contribue largement à l’essor de cette discipline et les airsofteurs se rencontrent grâce aux divers forums nationaux ou régionaux.

       5. Règles de prudence et équipement

   
Une réplique de MP5-SD5, lanceur de billes électrique appelé AEG (automatic electric gun)              L'airsoft ne présente guère de danger si les consignes de sécurité sont suivies. À titre de comparaison, en paintball, qui est un style de jeu similaire, les billes de peinture sont projetées avec une énergie comprise entre 10 et 13 Joules. Certes le diamètre et la dureté ne sont pas comparables, cependant la puissance développée est nettement supérieure d'ou la déclaration des lanceurs paintball en 7ème catégorie.

    Cependant, il convient de garder une distance supérieure à 7 à 10 mètres entre la réplique et le joueur visé (dans le cas d'une réplique améliorée plus puissante, le joueur se devra de respecter une distance plus grande). Dans tous les cas de figure, l'impact d'une bille ne doit pas laisser d'hématome sur la peau. Dans le cas contraire il faut remettre en question soit les distances d'engagement, soit les énergies développées par les répliques suivant la nature du terrain.


   
Afin d'assurer la protection du joueur, le masque de protection est généralement obligatoires: il protège le visage du joueur des impacts occasionnés par les billes. Suivant les équipes, les masques peuvent être testés avant les parties pour vérifier qu’ils résistent bien aux impacts des billes. Par souci de confort ou par style de jeu, certains joueurs utilisent exclusivement des lunettes de protection oculaire, ce qui représente le minimum vital de sécurité (mais des accidents de type "dents cassées" arrivent, mais restent très rares car beaucoup d'équipes recommandent d'éviter de viser la tête lorsque c'est possible, voire l'interdisent).

    Idéalement, on peut prévoir diverses autres protections, tels que genouillères, coudières, casques, gants, chaussures montantes, etc.


        6. Répliques

   
Billes d'airsoftBilles : Elles ont un diamètre de 6 mm (ou 8 mm sur de rares modèles) en plastique (biodégradable ou non). Il existe différentes qualités de billes et différents grammages (0,12 g, 0,15g, 0,18 g, 0,20 g, 0,23 g, 0,25 g, 0,28 g, 0,29 g, 0,30 g, 0,36 g, 0,43 g, 0,45 g, etc.). On utilise principalement des grammages entre 0,20 g et 0,25 g, les billes plus lourdes étant plutôt réservées aux tirs de précision. La vitesse de sortie baisse proportionnellement à l'augmentation du poids de la bille, mais sa stabilité dans l'air s'en trouve accrue. Elle permet ainsi d'avoir une trajectoire plus stable et une résistance au vent plus élevée (ce qui représente un intérêt non négligeable lorsque l'on tire avec un lanceur "manuel", encore appelé "spring", d'une cadence de tir très faible).

       7. Gaz

  
 
Les répliques à gaz se divisent en 3 catégories distinctes :

    Les GBB (Gaz Blow-Back), Leur principe de fonctionnement repose sur le principe du semi-automatique, chaque pression sur la détente provoque la percussion d'une valve qui va libérer une partie du gaz. Celui-ci va propulser la bille et actionner un bloc pompe qui va avoir pour effet de ramener la culasse en arrière puis en avant au moyen d'un ressort de rappel. Ceci permet l'introduction d'une nouvelle bille dans la chambre de tir. Étant donné leur principe actif (le gaz, souvent un réfrigerant ou un dérivé du propane à l'état liquide), ses performances (puissance notamment) sont fortement influencées par la température ambiante. En effet, en dessous de 0° C ou par faible température, presque aucun GBB ne fonctionne correctement, le gaz n'ayant pas la possibilité de se dilater correctement. Ces répliques peuvent soit tirer en coup par coup (semi-automatique) ou en rafales (automatique) suivant leur type et leur mécanique interne. Les mécanismes GBB ont l'intérêt du réalisme en simulant le recul de la culasse de la réplique. Mais contrairement aux armes réelles, le canon a plutôt tendance à plonger lors du tir (alors qu'il se cabre sur une arme réelle). Cela s'explique par le fait que la quantité de mouvement du projectile est minime. L'effet mécanique du gaz consiste essentiellement à projeter la culasse vers l'arrière, l'effet de recul s'appliquant alors au reste de la réplique et provoquant son pivotement vers l'avant.

    Les NBB (Non Blow-Back): Le système est simplifié a l'extrême. Ici le gaz ne sert qu'à propulser les billes. La culasse n'étant plus mobile, il en resulte une économie en gaz non négligeable qui permet de tirer beaucoup plus de billes. Le chargement des billes s'effectue par un système mécanique actionné par la détente de la réplique, ce qui explique la relative dureté de la course de détente. Ces répliques ne tirent qu'en semi-automatique, puisque les modes de tir automatique requièrent un mouvement de chargement.

    Les CO2 : Les répliques utilisant du dioxyde de carbone ou bien de l'air comprimé, notamment certaines répliques automatiques, l'air étant contenu dans des bouteilles similaires à celles employées au paintball (leur capacité se voyant relativement limitée étant donné le méchanisme assez complexe employé). Les répliques à CO2 peuvent avoir une culasse mobile (type GBB). À noter que ces répliques très puissante (environ 400 fps) sont souvent interdite en partie d'intérieur (CQB).


        8. Manuel
   

    Spring, les répliques manuelles (dits "spring" = à ressort) : le réarmement est manuel, ce principe étant principalement utilisé sur les répliques de fusils à pompes et pistolets ou il faut armer à chaque tir.
    Les bolts ou répliques de precision : limités en billes mais ayant une plus grande portée/précision, ils fonctionnent sur le principe des spring mais avec des améliorations notamment au niveau de la résistance des pièces employées. Ils sont relativement peu bruyants, mais leur cadence de tir est limitée et la force employée pour réarmer le ressort à chaque tir augmente proportionnelement à la force du ressort utilisé.


        9. Électrique

    Le lanceur automatique (ou AEG, pour Automatic Electric Gun) : ils éjectent les billes en rafales grâce à un système électrique relativement simple : une batterie alimente en énergie un moteur qui entraîne des engrenages qui vont eux-mêmes entraîner un piston qui va comprimer un ressort.     Une fois le cycle terminé, les engrenages relâchent le piston qui va comprimer un volume d'air plus ou moins grand suivant le cylindre installé par l'action du ressort (qui va se détendre violemment).
    Ces répliques permettent une utilisation soutenue et une autonomie assez élevée en fonction de la capacité ainsi que de la puissance de la batterie utilisée. Leur puissance est modifiable par simple changement du ressort, mais le renforcement de nombreuses pièces peut s'avérer nécessaire afin de conserver la fiabilité de la réplique et éviter les casses. Leur principe de fonctionnement s'apparente donc aux répliques spring mais avec l'aide d'un systeme électrique.


        10. Contrôles

    Chronographe ou "Chrony" : il sert à tester la puissance développée par les lanceurs avant chaque partie pour éviter les fraudes de certains. Les vitesses maximales de bille les plus souvent utilisées et autorisées par la plupart des équipes sont 350 fps pour les lanceurs automatiques, 400 fps pour les semi-automatique et 450 fps pour les répliques dites bolt (fusils de snipe).
Tous les tests sont effectués avec des billes de 0,20 grammes.


        11. Terrains

    Joueurs d'airsoft en forêt L'airsoft se pratique habituellement sur des terrains naturels ou urbains.     Ainsi forêts et constructions abandonnées sont les terrains de jeu privilégiés. Il est toutefois important de ne pas "provoquer la population" lors de la pratique de ce sport car comme dit ci-dessus, ce sport peut être amalgamé à une activité paramilitaire. Il est donc de rigueur de choisir des terrains assez éloignées des habitations et ce, surtout si l'utilisation d'artifices tels pétards ou fumigènes est autorisée dans les règles de jeu.

    Il est également important d'avoir l'autorisation de jouer sur le terrain, un accord écrit avec le propriétaire est préférable pour ne pas avoir de soucis par la suite (la réglementation française autorise l'utilisation de répliques airsoft uniquement sur les terrains privés). Si le terrain est accessible par des personnes non joueur, la signalisation de la partie est indispensable et prévenir la gendarmerie du secteur est fortement conseillé.


       12. Règle du jeu

    Le but est de toucher tous les membres de l'équipe adverse. Avant de commencer la partie, les deux équipes imaginent un scénario: prise d'otage, protection rapprochée (amener quelqu'un d'un point à un autre sans qu'il se fasse éliminer par une bille), chasse à l'homme (tous contre un), opération de police ou prise du drapeau pour le ramener dans son camp.

    Au début, chaque équipe est dans son camp. Pendant la partie, le joueur qui se fait toucher par une bille doit crier « OUT » (hors-jeu) et doit attendre 20 secondes. Puis, il doit dire « médecin » ou « toubib » et un joueur de son équipe vient le toucher dans la mesure du possible pour le « soigner ». Puis, le joueur « soigné » crie « libéré ». Cela lui permet de recommencer à jouer. Pour éviter de se faire toucher, les joueurs doivent se cacher derrière des murs, des arbres, carcasse de voiture, etc.


       13. L'airsoft et la loi

    L’airsoft est légal dans la plupart des pays, cependant la législation n'est pas forcément la même partout. Par exemple l’Allemagne interdit les répliques automatiques (tirant en rafales), tandis que l’Indonésie interdit tout simplement cette activité.

Notes et références :

http://www.legifrance.gouv.fr/texteconsolide/ADHWV.htm


       14. En France

   
Selon la loi française, toute vente de lanceur de projectile dont l'énergie développée en sortie de
canon est égale ou supérieure à 2 Joules devient une arme de 7e catégorie. Les mesures de puissance s'effectuent généralement par rapport à la vitesse de sortie (FPS ou Feet Per Second) et au poids du projectile (bille de 0,20 gramme généralement utilisée pour référence). En effet il s'agit d'énergie cinétique.

    Généralement, l'airsoft reste une activité réservée aux personnes majeures, concrètement l'utilisation d'une réplique de puissance supérieure à 0,07 joules par un mineur est interdite, l'autorisation parentale ne pouvant également pas subroger à la loi. L'accès aux terrains de jeu doit également être refusé aux mineurs, leur présence au sein d'une activité reglementée peut s'avérer risquée pour les joueurs majeurs en cas d'accidents (poursuites judiciaires, assurances...).

Du point de vue du reste du matériel, l'usage des uniformes tels que gendarmerie, police nationale, etc … sont interdits (car port illégal d'uniforme puni par la loi).

 

Publié dans Airsoft

Commenter cet article

matt 16/07/2015 09:34


Salut et merci pour ton blog. Vraiment très sympa ton descriptif des différents types de répliques.

Gox 30/10/2008 13:02

Yo mec!Cool pour ton blog, je vois que t'es un bon gros ouf du air-soft! c'est quand que tu postes tes dessins? TchouGox

isa 11/07/2007 11:07

felicitation pr ton blog, il é genial.tu raconte bien en detail lhistoire du AIRSOFT. je trouve sa super.gros bisous jtadore

executeur 29/06/2007 21:34

mais de rien lol

executeur 27/06/2007 21:34

salut breur bravo pour ton blog c est bien penser de raconter l histoire de notre chere et belle passion

Dragonaar 31/10/2008 15:05


merci enfin un com lol